Le grand nord sous la canicule
Cela faisait plus de 10 ans déjà que je songeais à visiter la Norvège. J’ai enfin l’occasion et le temps qu’il me faut !
Et comme ses 2 autres pays frontaliers me tentent beaucoup aussi, j’irai ensuite en Suède et Finlande. Ces pays forment la Fennoscandie (qui inclus aussi la Carélie et la péninsule de Kola, deux territoires russes), contrairement à la Scandinavie (qui elle est composée de la Norvège, de la Suède et du Danemark).
Je décide assez logiquement d’y aller en hiver, pour profiter de la neige et du climat froid (ahah…). Depuis mon retour en France après le Québec, la neige froide et sèche si agréable à ski de fond, qu’on ne trouve pas dans les montagnes française, me manque beaucoup.
Il me faut 2 jours de train pour rejoindre Oslo, au sud-est de la Norvège depuis Foix : train de nuit jusqu’à Paris, ce qui me permet de prendre le premier train du lendemain vers Frankfort puis Hambourg où j’arrive en fin d’après-midi et y passe la nuit. Le surlendemain, je remonte tout le Danemark puis un bout du sud de la Suède jusqu’à Oslo où j’arrive tard en soirée.
Le voyage n’est pas très pationant à part le centre-ouest de l’Allemagne (le land de l’Hesse), assez vallonné et couvert de belles forêts mixtes et de petits villages ruraux.
Petite visite de Copenhague :
Le passage du Danemark à la Suède se fait par le détroit de l’Øresund. D’abord un tunnel sous la mer jusqu’à une île artificielle suivi d’un pont de près de 8 km. Ça semble impressionnant mais vu du train, ça ne l’était pas tant que ça.
Deux sites sont particulièrement utiles pour aider à planifier les voyages longue distance en train en Europe :
- https://www.seat61.com/ (vraiment une mine d’info et parfaitement à jour)
- https://www.lemondeentrain.fr/
Note : le titre devait être au départ Petites aventures dans le grands froid, ou un truc comme ça. Ce n’était pas du tout représentatif de la réalité vécue, j’ai pensé l’intituler Aqua-ski en Fennoscandie, mais c’était un peu exagéré. Le grand nord sous la canicule me paraît plus juste.
Laponie finlandaise
Je me décide quand même à partir pour une dernière randonnée, 8 jours pour faire le tour du parc national Urho Kekkonen, dans le nord-est de la Finlande.
Les paysages sont totalement différents de la Suède. Ici c’est de la forêt boréale de partout. La Finlande est une immense plaine lacustre, l’ancien glacier qui la couvrait a laissé la place à une multitude de lacs et tourbières. Les rares reliefs sont les tunturis, de vagues collines toutes arrondies et dégarnies ; à ces latitudes, quelques centaines de mètres d’altitude et c’est le climat de haute montagne, aucun arbre n’y pousse.
Lire la suite...Rovaniemi
La Finlande, autre pays réputé pour son climat rude, ses grands espaces couverts de forêt boréale (taïga) et de lacs et sa pratique du ski, que je tenais à parcourir.
Je reste quelques jours à Rovaniemi, la gare la plus septentrionale de Finlande et point de départ des cars à destination des différentes régions de Laponie. Mais je suis assez démoralisé et n’ai plus aucune envie. Les températures sont positives sur tout le pays, la neige est imbibée d’eau et d’après les prévisions, ça restera comme ça jusqu’au printemps. Je n’ai plus d’intérêt et de plaisir à skier dans ces conditions. J’étais venu pour expérimenter et acquérir de l’expérience dans la gestion du bivouac par grand froid, et trouver une neige sèche et abondante, agréable à skier. À part les 2 premières semaines, je n’ai eu que des conditions de neige difficiles et humides, rien de bien différents de ce que je peux avoir en France. C’est bien la peine d’être allé si loin au nord… Si j’étais resté quelques semaines, j’aurai pu tomber au moment d’un redoux et accepter d’avoir joué de malchance, mais là sur un gros mois et demi passé ici, c’est difficile à accepter. J’ai consacrer beaucoup de temps et d’argent dans ce voyage qui est loin de m’avoir apporté ce que j’espérais, et je n’aurai probablement pas l’occasion de repartir aussi longtemps de sitôt.
Lire la suite...Massif du Kebnekaise, Laponie suédoise
Le bus me laisse à Narvik, qui est la gare la plus au nord de Norvège, mais desservie par une ligne de chemin de fer suédoise. Pendant le cours laps de temps avant le départ du train, je laisse mes affaires à la gare au milieu d’un grand bazar de skis, pulkas et sac-à-dos déjà présents (trop bien ce pays où les gens apprécient autant passer du temps dehors) et vais faire le plein de provisions et de gaz en vue de ma rando suivante.
Lire la suite...Lofoten
Bodø est le terminus de la ligne de chemin de fer, pour rejoindre Narvik puis la Laponie suédoise, le reste se fait en bus, soit par la côte, soit par l’archipel des Lofoten, moyennant un ferry. Ce n’était pas prévu que j’y passe, mais tant qu’à être là, autant en profiter.
C’est clairement la destination la plus touristique de la Norvège, d’où le fait que ça ne me tentait pas trop au début, mais c’est la basse saison, ça ne devrait pas être trop fréquenté.
Lire la suite...Trondheim
Je quitte Lillehammer, alors que les températures se sont dangereusement réchauffées. Le but est de remonter petit à petit vers le nord.
Trondheim est un port (comme quasiment toutes les villes en Norvège), c’est la troisième plus grande ville de Norvège, mais elle n’est pas très grande. Elle a aussi sa forêt, Bymarka, toute tracée pour le ski de fond.
Rivière Nidelva dans le centre-ville de Trondheim
Lire la suite...Lillehammer
De retour à Lillehammer, je reste 4 jours pour profiter des pistes tracées. Rien à voir avec le Nordmarka, je vois bien qu’ici c’est bien plus touristique. Pour autant rien à voir avec des domaines nordiques en France, le réseau est tellement vaste qu’il y a moyen d’être tranquille assez rapidement. Pour preuve, j’apercevrai 2 élans dans la forêt !
Ils tracent aussi quelques sentiers étroits, plus sauvages à travers les bois, comme au Québec !
Lire la suite...Traversée de Lillehammer aux Rondane
La plupart de la Norvège du centre-sud est composée de hauts plateaux culminants à plus ou moins 1000 m d’altitude, qui sont soit plats soit modelés par des collines ou des montagnes plus jeunes et pentues. Ces hauts plateaux sont séparés par de longues et larges vallées glaciaires, qui deviennent des fjords sur la côte atlantique. Elles servent d’axes de communication et leur fond est souvent cultivé ou habité. À l’inverse, les hauts plateaux portent peu de traces humaines, quelques fermes d’estive occupées uniquement l’été, et des routes d’accès. Ils se prêtent donc très bien à des itinérances à ski en hiver et au printemps.
Lire la suite...Oslo
Cela peut paraitre bizarre d’aller dans la capitale d’un pays pour faire du ski de fond. Mais ce n’est pas n’importe quel pays, c’est la Norvège. Premièrement le ski de fond est le sport national, et deuxièmement tout est fait pour que l’accès à la nature soit aisé, même en habitant en pleine ville.
Opensnowmap montre les infrastructures et itinéraires de sports d’hiver recensés dans la base de OpenStreetMap. On voit clairement que la Norvège est le pays du ski de fond, et plus encore tout autour d’Oslo (les itinéraires de ski de fond sont en jaune).
Lire la suite...