Alpes Occidentales (28/06 au 01/07)
Trace GPX : track.gpx
Activities:
Pays traversés : France 🇨🇵, Suisse 🇨🇭
19h passée, Saint-Gingolph. Je retrouve le village qui fut la fin (symbolique) de ma Trans’Alpes parcourue en 2023.
J’avais du bifurqué à l’ouest pour rejoindre Thonon-les-Bains, mes congés étaient terminés. Ce problème étant maintenant résolu (j’ai demisionné), j’ai maintenant tout le temps que je veux pour poursuivre la traversée de l’arc alpin.
Comme lors du début de ma trans’alpes, je ne ressent étonnamment rien de particulier, rien de plus que l’impression de partir marcher quelques jours…
Un autre randonneur s’apprête à partir sur le GR 5 en direction de Nice. Moi aussi, pour les prochains jours, je me dirige plein sud à travers les préalpes du Chablais et les Dents Blanches et du Midi. Le but est de retrouver la ligne centrale de l’arc alpin au col Ferret. Ce sont des paysages déjà parcourus il y a 2 ans. Pour ne pas repasser sur les mêmes sentiers, j’emprunte l’itinéraire des cols alpins suisses. Je n’avais pas trop étudié cette section là, et c’est en fait beaucoup de pistes voir de routes à travers les alpages suisses et la super-station de Morgins-Avoriaz. À ça s’ajoute une forte chaleur qui ne retombe même pas en soirée. Bref, ce début est un peu pénible et sans grand intérêt, j’avance donc avec impatience.
J’apercois les Dents du Midi, premières montagne :
À Morgins, il y a une épicerie, mais heureusement que je ne comptais pas dessus ! :
En Suisse, il y a vraiment des chalets de partout, notamment dans les alpages. Mais visiblement, ils en construisent même dans des zones inondables :
(Et comme les Suisses sont des gens propres, j’imagine qu’il doit y avoir écrit à l’entrée “Merci de déchausser vos palmes avant d’entrer”).
C’est la période des fraises des bois, j’en fait de belles récoltes, mais certaines sont piégées : en quelques minutes, je surprends 4 tiques me grimper dessus. Pas de doutes, elles savent comment attirer les humains !
De gros orages finissent par arriver le 3eme jour. Mais entre chaque averses, je n’ai pas le temps de secher que je retranspire à grosses gouttes. Le temps finira quand même par se rafraichir après plusieurs averses quotidiennes.
J’emprunte un bout de la rocade du Mont Blanc, c’est à dire le GR du tour du Mont Blanc. Il y a un trafic fou, presque ininterrompu, de randonneurs. Je retrouve ensuite le calme et… les fraises des bois.
Je n’ai pas envie de passer la nuit tout en bas dans le val Ferret, j’en sort par le Revertin, ascension très raide mais avec l’orage qui menace, j’y met toute mon énergie. En haut, j’y découvre une structure étrange. Il s’agit en fait d’un piège à bouquetin, avec un filet et une caméra. Les bouquetins sont pucés pour suivre leurs déplacement entre la Suisse et l’Italie. 2 gardes-chasse sont là et m’informent que je suis dans un District Franc Fédéral (sorte de réserve naturelle suisse) et que le bivouac est interdit. Ça m’embette bien, mais de tout manière il n’y a pas d’eau à part quelques marigots. Je redescend tout en bas dans la combe de l’Â (prononcez comme un ho marseillais) à la cabane de la Tsissette (les cabanes sont des refuges gardés en Suisse). J’y serai le seul client, le contraste avec la cohue dans les refuges situés sur le GR du tour du Mont Blanc est frappant !