Univers Libre

Départ pour le Québec

Written on 1 September 2015, 19:36 EDT
Tags: Canada.

Dans quelques jours, j'aurai mes pieds au Canada pour 2 ans au moins, probablement plus. Avec toute ma vie que j'ai réussi à faire tenir dans 3 sacs.

C'est le résultat d'un très dur choix que j'avais eu à faire en début d'année : depuis 1 an, je préparais une grande rando/voyage à l'étranger (je n'avais jusqu'alors jamais mis les pieds hors de France métropolitaine) au départ de France pour remonter jusqu'en Norvège en train/ferry/stop… et de là, avancer jusqu'au Cap Nord en marchant à travers les fjords, les Alpes scandinaves, et la Laponie. Le but était vraiment de prendre mon temps et de profiter. Je pensais partir pour 2 ou 3 mois, et ça impliquait beaucoup de choses, notamment de quitter mon emploi à Evolix, et de me débarrasser de la plupart de ce que je possédais.

Mais alors que j'ai donné ma démission, j'ai eu une proposition qui a tout remis en cause : partir ouvrir une filiale d'Evolix au Canada, à Montréal. Alors que ma préparation pour mon projet initial avançait, que je m'étais préparé psychologiquement à ce départ, le choix a été très dur, mais j'ai finalement accepter de remettre mon projet dans un coin et de saisir cette opportunité. C'était une opportunité qui ne se représenterait peut-être jamais, quant à mon projet, je le garde bien au chaud dans un coin, avec tous mes autres rêves à réaliser.

Parmi tout ce que j'ai eu à faire dans les préparatifs, une chose a été bien plus compliquée que ce que je pensais : faire tenir tout ce dont j'aurai besoin dans quelques sac, sachant que je ne sais même pas pour combien de temps je pars (2 ans au minimum, mais peut-être 5, vois plus…). Je pensais que je ferai ça assez facilement car je suis relativement peu attaché à des biens matériels en général, et j'achète très rarement des trucs (quand je regarde mes connaissances autour de moi qui amassent des quantités faramineuses de fatras chez eux dont ils ne se sont probablement jamais servi pour la plupart, ou qu'ils commandent sans cesse un tas de gadgets dont j'ai du mal à comprendre l'intérêt parfois, ça m'impressionne toujours…). Mais le peu que je possède, ce sont des trucs qui me servent plus ou moins régulièrement, et en tout cas qui me manqueront forcement sur une période aussi grande.

À l'inverse, je pensais que vendre dans les temps tout ce que je n'emporterai pas serait un peu utopique (du moins j'avais peur de me retrouver avec des meubles invendus dont je n'aurais su que faire), mais non, la demande est en fait très forte en ce qui concerne l'ameublement et l'électroménager. Bon faut pas espérer en tirer grand chose par contre, mais on ne peut pas tout avoir…

À l'heure actuelle, je n'ai plus qu'une seule clé à mon trousseau, celle du bureau, et ça fait vraiment bizarre ! Je n'ai plus ma petite zone de confort qu'était mon appart, c'est assez excitant et stimulant.
J'ai arrêté la vie que je commençais à trouver bien trop monotone, le fameux boulot-métro^Wvélo-dodo, et je re-vie enfin ! (c'est un peu ce que je recherchais à l'origine en voulant partir en Norvège).